Je me retourne vers elle, blasée. C'est qu'une vulgaire araignée. Elle va pas la bouffer. Ok, moi j'en ai déjà bouffée sans faire exprès mais une étude à prouver que l'on en avalait au moins deux par an. Et pas l'inverse xD
Journal du jour :
Une araignée a mangée deux enfants cette nuit
PTDR. Ça serait trop tripant.
Moi : Ben écrase là !
Vanessa : J'peux pas !!!
Moi : Bill ?
Bill : Ah non pas moi !!!
Moi : Vous faîtes pitiés. --'
Je me relève et marche jusqu'à Vanessa.
L'autre bestiole s'assied à côté d'Alyse.
Moi : Elle est ou ta bébête toute poilus ?
Vanessa : S-sur la table de la cuisine.
Moi : Oukette.
Je rentre dans la cuisine et la reperd directement. Mouais. Pas de quoi changer le monde.
Waouh l'expression de con.
--'
XD
L'araignée est sur un des plans de travail. Je m'en approche et temps peu à peu mon bras pour la faire grimper sur ma main, mais un gros
Je le fusille du regard.
Moi : Mais pourquoi t'as fais ça ?!
Tom : Ben pour qu'Vanessa se pisse dessus.
Moi : J'aurais pus la jeter dehors seulement !
Tom : Et moi j'aurais pus faire pleins de trucs que je ne peux plus. Donc ça revient au même.
Il sort de la pièce, mais son regard triste refait de nouveau apparition. J'en suis sûre et certaine, qu'en passant cette porte il aura disparut, mais que Bill peut aussi le ressentir. Mais putain, pourquoi ?! Pourquoi en est-on venu à faire copain copain et ne plus pouvoir se séparer ? Pourquoi a t-il essayé de tromper sa copine ? Pourquoi Bill s'intéresse t-il aussi à elle et me fait du gringue ? Pourquoi je les aimes ? Trop de questions sans réponses...
Je me prend un grand verre d'eau puis le boit cul sec. J'y aurais bien mis de l'alcool ou même un médicament. J'en ai mal au crâne de tout cela. Tout est trop compliqué.
Tout est hyper simple, c'est vous qui vous vous compliquez la vie.
Ouais ben va dire ça à Tom !
Allez, souris ! Raconte des conneries, c'est pas le moment de lâcher là !
Je ne compte pas chialer.
Tu as dis cela aussi la dernière fois. --'
Non mais je compte ne pas pleurer !
C'est ça...
Je décide de monter dans ma chambre en prenant les escaliers qui sont dans la cuisine. Je ne veux pas encore les voir mais j'aperçois Bill monter ceux d'en face. Il me lance un petit sourire que je lui rend. J'ai l'impression qu'il s'est tout. Qu'il comprend tout. Et je déteste cela.
Il me prend dans ses bras et me colle contre le mur. Je ne lâche pas mon emprise. Je lui tient désespérément le col de son tee-shirt.
Bill : Toujours prête à faire des folies ce soir ?
Moi : Non.
Bill : Prenez la vie côté Hamburger ma chère ! Ne désespéré pas !
Moi : Ça ce voit que t'es pas à ma place.
Je le serre plus fort.
Bill : Je vais te faire une confidence.
Il colle sa bouche à mon oreille.
Bill : Quand Tom est triste, je le ressens. Je pourrais même me mettre à sa place.
Il me dépose un petit baiser sur la joue et reviens en face de mon visage. Sa main parcourt délicatement ma joue. J'en ai des frissons dans le dos.
Bill : Et je ressens aussi qu'il a des sentiments pour toi. Même s'il sort avec Vanessa, ses pensées ne vont que vers toi. Enfin, ça il me l'as dit en chialant presque.
Il laisse échapper un sourire malicieux.
Bill : Si tu veux, je peux te prêter mon lit, mes bras et même mon corps cette nuit.
Moi : Bill !
Bill : Et je ressens aussi que tu as des sentiments pour lui. Et moi j'essaie de te draguer dans ce moment précis de ta vie. Ou tu peux avoir ce que tu veux en ne prenant rien. Mais s'il te plait, arrête d'être triste. Aucuns des deux ne le supportons. Tu vois, nous, comme deux couillons, on est tombés amoureux de notre demi s½ur. On est pas doués hein ? ... Mais sache une chose, je ne veux pas que tu es à faire un choix. Je veux que ça vienne de ton c½ur. Toi, qu'est-ce que tu ressens ? C'est cette question qu'il faut te poser et certainement mettre en pratique. Tom, moi ou aucun ?
Moi, ses larmes sortent une nouvelle fois : Je ne veux pas vous faire du mal...
Bill : Tu nous en fait quand même en restant non prononcée.
Moi : Je l'aime, mais... je t'aime aussi. Et je ne sais pas encore comment. Je suis désolée de tout cela. Vraiment désolée ! J'aurais pas du m'accrocher à vous ! J'aur
Il ne me laisse pas finir qu'il pose ses lèvres sur les miennes. Mes larmes se mêlent à cette chaleur que mon corps commence à dégager. Non pas un visage en tête, mais les deux. Je ne veux pas choisir. Ne pourrais-je pas les avoir les deux ? ... Ou rien...
Ces lèvres sont douces, sucrés. Mes larmes salées donnent un peu plus d'effet à ce baiser. Sa langue parcourt l'ouverture de mes lèvres pour se faire une petite place que je lui accorde. Mais pleurs redoublant.
Je suis désolée. Vous faire ça, à vous. Moi qui était fan...
Il se décolle de mes lèvres puis de mon étreinte avec un petit sourire sur les lèvres. Mais cela me laisse voir, derrière lui, la personne qu'il ne fallait pas.
Tom : Laisse moi !
Moi : Mais... !
Bill : Tom...
Tom : Non ! Laissez-moi ! Sortez ensemble, laissez-moi en paix ! J'en ai plus rien à foutre !
Il rentre dans sa chambre et bas la porte pour la refermer. Un des cadres du hall se fracasse au sol. Je cours la ramasser. C'était une photo de nous trois prise il y a seulement quelques jours. On s'était débrouillés avec un clou et un marteau pour l'accrocher et Bill nous disait de loin si c'était droit ou pas. J'avais même faillis accrocher le doigt de Tom au mur. J'avais éclatée de rire et il m'avait poussée de ses épaules. Je m'étais éclatée par terre mais ne pouvais m'empêcher de rire encore plus fort. C'était une bonne journée...
Je crois m'être coupée le doigt. Tant pis. Il faut que je ramasse tout. Tout. Il ne faut rien laisser. Il faut recoller cette amitié il faut...
Moi, en pleurs : ...de la colle !
Bill : Pardon ?
Moi : Il faut tout recoller ! Il faut pas que ça partes ! Il faut pas !
Bill : Qu'importe ce que tu feras avec ce cadre, ça ne changera pas. Nous sommes tous amis. Ne t'inquiètes pas pour ça.
Moi, hystérique : Non !!! Il le faut ! Je veux pas que ça s'arrête ! Je suis désolée ! Je voulais pas ! Désolé ! Il le faut ! De la colle, elle est ou la colle ? Le balais ? Il faut tout coller ! C'est ou bordel ?!
Bill : Arrête ça !
Moi, hystérique en pleurs : Mais non putain ! J'veux pas que ça s'arrête ! Faut pas partir ! Faut
Il attrape violemment mes mains - ensanglantées - des bouts de verres. Je le regarde désespérément. Je suis sûrement prise pour une folle. Non, je me suis révéler être réellement folle alors. Je ne sais pas, je ne sais plus. Tom... Pardon... Bill... Pardon... Je ne fais que n'importe quoi.
Un air de guitare s'échappe de sa chambre. Le genre d'air qui te fais mal au c½ur rien que de l'entendre. Le genre d'air ou si tu ne pleurs pas, tu vas bientôt t'y mettre.
Alyse, depuis l'escalier : Tata !! Viens !!
Moi : J'arrive !
Vanessa : Alyse, ne monte pas toute seule ! Viens t'asseoir, je vais te mettre Dora.
On l'entend redescendre sur les fesses.
Bill me relève et m'emmène jusque dans ma salle de bain.
Il prend un gant humide et le passe délicatement sur mon visage pleins de larmes et sûrement de mascara. Le gant est chaud et contraste avec ma peau froide. Ça me fait un peu de bien même si tout ce qui vient de se passer tourne en boucle dans ma tête. Comme une chanson qui ne veut pas partir.
« Erzähl mir alle Lügen
Révèle moi tous les mensonges
Mach es so, dass ich es glaub
Je ferais comme si je les croie
Sonst krieg ich keine Luft mehr
Sinon je ne reçois plus d'air
Und diese Stille macht mich taub
Et ce silence me rends sourd
Nur graue Mauern und kein Licht
Seulement des murs gris et aucune lumière
Alles hier ist ohne mich
Tout ici est sans moi »
Hilf mir Fliegen. Elle vient, repasse et ne partira pas de si tôt. Pourquoi fallait-il que je l'écoute autant ses derniers mois ? Raah...
Il désinfecte mes doigts, retire les quelques morceaux de verres et me recouvre de pansements.
-__- T'es pas douée.
Je sais.
T'es calmée ?
Ouais.
J'te préfère timbrée xD
Il me regarde quelques secondes puis reprend son activité.
J'ai envie de rire. Ce genre de petit rire nerveux qui s'approprie ma gorge quand il le veut. C'est assez troublant.
Moi : Il a dit qu'il s'en foutait maintenant...
Bill : Il ment.
Moi : Mais il a quelqu'un.
Bill : Mais il te veut toi.
Moi : Lequel m'aime le plus ?
Bill : Lui.
Bill : Pourquoi ne te protèges-tu pas toi-même ?
Bill : Parce que...
