Un ambulancier court dans ma direction.
Moi : Mais dépêchez vous ! Il a plus de pouls !!!!
En me retournant, je vois Bill, les larmes aux yeux, une main sur le c½ur, nous regardant Tom et moi. J'ai mal. J'ai mal pour eux, pour moi. Pour mon amour... Mon c½ur se sert. Je le sens, je les perd. Tout les deux. Tom est réanimé, Bill court vers lui, mais moi je disparais. C'est psychologique, sentimental. Je disparais par moi-même, intentionnellement. Je fais trop de mal autour de moi. Beaucoup trop. Vous serez toujours sacré pour moi, mais je vous empêcherais de continuer à m'aimer. C'est décidé. Jusqu'à la fin. Je t'aime Tom, peut-être plus que Bill. Mais Bill, je t'aime aussi. La vie est trop compliquée. J'ai beau faire rire le plus possible, ce n'est que pour me camoufler. Rire n'a jamais fait partie de ma véritable nature. Je vous aime. S'il vous plait, détestez-moi. Je n'ai jamais pus être une bonne fan, je ne serais jamais une bonne petite amie...
Georg, posant une main sur mon épaule, l'autre tenant la main d'Alyse : Hey ! Fais pas cette tête...
Moi : Je leur fait trop de mal...
Georg : C'est en souffrant que l'on devient plus fort.
Moi : Mais moi, je les détruit...
Georg : Dans ce cas, fais leur arrêter leur destruction.
Moi : ... Comment ?
Georg : Les voyages linguistiques sont toujours les meilleures couvertures.
Moi : Merci...
Georg : Pars vite... Je t'ai vue suivre cette homme et entendu des flics qui revenaient par ici...
Je me crispe instantanément.
Georg : Quoi qu'il arrive, je serais de ton côté, mais s'il te plait, je ne veux pas te voir en tôle...
Il me sert contre lui. Je laisse de nouvelles larmes s'échapper. Que je suis conne...
Tom est sortit de l'hôpital après une semaine et demi d'hospitalisation pour quelques fractures à la jambe et à la cheville plus un petit traumatisme crânien sans gravité. Il n'a jamais fini sa phrase pour mon plus grand plaisir. Je n'ai pas pleuré devant lui. Je l'ai laissé avec Bill. Ne leur ai adressé la parole que pour le strict minimum. les flics m'ont interrogé, en vain. Je n'ai rien fait transparaître de suspect. Je suis une fille voyez-vous. Et les filles sont les plus habiles pour cacher la vérité sous de nombreux pleure. Qui s'en douterait ? La société n'a-t-elle jamais dit que les filles sont faibles ?
Georg m'a dénichée très rapidement une famille d'accueil, d'ailleurs, j'y suis en ce moment même. Que de beaux mecs m'entoure. Pourrais-je oublier des certains jumeaux avec ce que j'ai sous la main ? A voir.
À la maison, ils ne doivent pas encore le savoir. J'espère au moins ne pas être la cause de nouvelles larmes, mais bon, j'ai fait tout cela pour eux. Pour ne pas qu'ils souffrent d'avantage. Pour qu'ils apprennent à aimer ailleurs que par moi.
Je leur ai laissé un message sur la table de la cuisine. J'avais dis que je partais dormir chez Robin [voir chap. 1 ^^] mais en réalité, Georg m'attendait à l'extérieur, ma valise déjà déposée chez lui depuis quelques jours.
Nous avons été organisé comme pas possible. Je lui dois tout. Et j'espère pouvoir l'en remercier comme il se doit. Un jour...
Mon voyage doit durer un an avec un délai de trois mois si je ne me plais pas dans ma « famille ». Un an avant de peut-être les revoir. L'amour ça change vite. Mon père et Simone peuvent se séparer à tout moments. Ou se marier... Mais je renie cette idée au maximum. Attendant le jour où je pourrais les regarder sans les aimer.
« Papa, Simone, Bill & Tom,
voyage linguistique en Angleterre. Ne désirant aucun au revoir,
j'ai demandé à Georg de garder le secret et de m'emmener à
l'aéroport. Si vous me lisez, c'est que je suis sûrement déjà
arrivé. N'en voulez pas à Georg, je l'ai menacée. ^^
Je vous envoie un message demain soir.
A Ecouter : The Revenant Choir de Versaille.